Mon patrimoine d’ici et d’ailleurs

Les enfants d'Angkor, l'enjeu de l'éducation au patrimoine

Parc archéologique d'Angkor, Cambodge

Le projet  Les enfants d'Angkor - l'enjeu de l'éducation au patrimoine s'inscrit dans le cadre de l'implantation d'un programme d'éducation et de sensibilisation au patrimoine matériel et immatériel dans les écoles situées dans les zones protégées du parc archéologique d'Angkor. À la demande de collaboration de l'Autorité pour la protection du site et de l'aménagement de la région d'Angkor (APSARA), l'Association Québec-Cambodge a proposé et mis en oeuvre des activités éducatives répondant aux besoins de valorisation des élèments culturels de ce site et favorisant la découverte d'autres cultures.

Un atelier photos a été proposé à quatre écoles se trouvant dans des villages traditionnels du parc d'Angkor, en novembre 2015. L'atelier a été conçu et réalisé par Blandine Clerget, coordonnatrice des activités éducatives à Action patrimoine, Francine Bélanger et Rock Gadreau en se basant sur le concours L'Expérience photographique du patrimoine, coordonné par Action patrimoine.

168 élèves des écoles de Ta Èk, Daun Kèo, Rumchèk et Kèo Por ont participé à l'atelier.

Voici les photos gagnantes accompagnées des textes.

Paysage culturel cambodgien

Daun Kèo © Sœut Ly, 15 ans

Le Kanchrèng (panier en bambou)

Daun Kèo © Phèn Thy, 16 ans

La maison

Daun Kèo © Thin Sarat, 14 ans

Le Pteah Lok Ta (maison aux esprits)

Kèo Por © Leakhana, 13 ans

Charrette à bœufs

Kèo Por © Rik Vakhim, 13 ans

Le Chédey (le stûpa)

Kèo Por © Ny Makara, 14 ans

La cuisine

Rumchék © Pok Sa Èm, 14 ans

Paysage culturel

Rumchék © Kay Piseth, 13 ans

Rumchék (plante)

Rumchék © Les enfants d'Angkor

Le Tbal Bok (un mortier)

Ta Èk © Kan 16 ans, Chantréa, Nouna 14 ans, Reaksmey 13 ans, Chen 15 ans

Les nattes faites au Cambodge

Ta Èk © Sambor, Sreynéath, 13 ans, Héng 14 ans, Réaksa 15 ans, Peou 16 ans

Croyance traditionnelle khmère

Ta Èk © Kun, Sreyméan, Sokhén 15 ans, Sreysab, Kèv 14 ans
  • Daun Kèo © Sœut Ly, 15 ans
  • Daun Kèo © Phèn Thy, 16 ans
  • Daun Kèo © Thin Sarat, 14 ans
  • Kèo Por © Leakhana, 13 ans
  • Kèo Por © Rik Vakhim, 13 ans
  • Kèo Por © Ny Makara, 14 ans
  • Rumchék © Pok Sa Èm, 14 ans
  • Rumchék © Kay Piseth, 13 ans
  • Rumchék © Les enfants d'Angkor
  • Ta Èk © Kan 16 ans, Chantréa, Nouna 14 ans, Reaksmey 13 ans, Chen 15 ans
  • Ta Èk © Sambor, Sreynéath, 13 ans, Héng 14 ans, Réaksa 15 ans, Peou 16 ans
  • Ta Èk © Kun, Sreyméan, Sokhén 15 ans, Sreysab, Kèv 14 ans

École Daun Kèo

Sœut Ly, 15 ans.  Paysage culturel cambodgien : J’ai pris cette photo pour montrer des rizières, des arbres et des maisons qui constituent un patrimoine du peuple khmer. Les Cambodgiens consomment depuis toujours du riz à l’année longue.

Phèn Thy, 16 ans.  Le Kanchrèng  (panier en bambou) : Cette photo montre la façon dont les Cambodgiens sèchent les poissons qu’ils ont attrapés dans les rizières, pour leur consommation quotidienne. Ils assaisonnent les poissons principalement avec du sel et les étalent sur le support que vous voyez sur la photo, appelé Kanchrèng, afin d’éliminer les odeurs et de les sécher de façon à pouvoir les garder pour une longue période.

Thin Sarat, 14 ans.  La maison : J’ai pris cette photo dans le but de montrer un élément du patrimoine khmer. La majorité des Cambodgiens construisent leur maison sur pilotis parce que le Cambodge est situé dans une zone de climat tropical. Nous passons notre journée sous la maison, pour nous reposer et pour faire d’autres activités. La nuit, nous montons dans la maison pour regarder la télévision et pour dormir. J’aime beaucoup cette photo, car c’est l’image de l’habitat khmer qui représente également un héritage laissé par nos ancêtres.

École Kèo Por

Lim Leakhana, 13 ans.  Le Pteah Lok Ta  (la maison aux esprits) : Les gens construisent un Phteas Lok Ta en bois ou en ciment, en quête du bonheur. Ils offrent des fruits et des fleurs pendant les jours saints, pour demander aux esprits de fournir le bien-être à leur famille. J’ai pris  cette photo parce qu’elle représente une croyance populaire que le peuple Khmer continue à pratiquer. 

Rik Vakhim, 13 ans.  Charrette à bœufs : J’ai pris cette photo car la charrette à bœuf constitue un héritage laissé par nos ancêtres. Il s’agit vraiment d’une chose très ancienne, j’en suis certain, car je l’ai vue représentée sur des bas-reliefs de plusieurs monuments. Nous utilisons la charrette pendant la saison des moissons et aussi pour le transport des visiteurs.

Ny Makara, 14 ans.  Le Chédey  (le stûpa) : On implante le Chédey à l’est de la maison, selon un rite ancestral. Il sert à abriter les cendres d’une personne défunte. Le Chédey représente une croyance du peuple khmer de longue date. On brûle des baguettes d’encens en guise de respect.

École Rumchék

Pok Sa Èm, 14 ans.  La cuisine : On peut cuire le riz à n’importe quel moment de la journée. On cuit du riz quotidiennement pour les repas. Avant tout, il faut allumer le feu dans le fourneau et mettre par-dessus une marmite. Après l’ébullition, on enlève l’eau et on réduit le feu. Ceci est une cuisinière khmère. Dans l’ancien temps, on utilisait une gamelle pour cuire le riz.

Kay Piseth, 13 ans.  Paysage culturel : La photo montre un homme qui garde ses buffles. Les buffles sont très utiles pour le labourage des rizières.

École Ta Èk

Kan, 16 ans, Chantréa 14 ans, Reaksmey, 13 ans, Nouna, 14 ans et Chen, 15 ans.  

Le Tbal Bok  (un mortier) : Cette photo montre un mortier à pilon laissé par les ancêtres à la nouvelle génération. On s’en sert pour piller le riz, pour préparer la nourriture des canards et pour d’autres utilisations essentielles. Nous, jeunes Khmers, devons préserver notre héritage. Nos grands-parents racontent que cet instrument est utilisé depuis les temps anciens.

Sambor, 13 ans, Méng Héng, 14 ans, Réaksa, 15 ans, Chéa Peou, 16 ans, et Sreynéath, 13 ans.

Les nattes faites au Cambodge : Tout d’abord il faut couper les feuilles de Rumchék et enlever leurs épines de façon à les rendre plus souples. Après, on étale les feuilles pour les faire sécher au soleil pendant cinq minutes. Par la suite, on trempe les feuilles dans l’eau pendant cinq jours avant de les sécher au soleil encore une fois. Finalement, on peut utiliser ces feuilles pour tisser les nattes. On peut teindre les feuilles en différentes couleurs pour rendre les nattes plus attrayantes. Il s’agit d’un héritage que nous ont laissé nos grands-parents et nos parents. S’il vous plait, préservez cet héritage khmer. Merci. 

Kun Sreyhing, 15 ans, Nœun Sreyméan, 15 ans, Tâk Sokhén, 15 ans, Srâs Sreysab, 14 ans et Poun Kèv, 14 ans.

Croyance traditionnelle khmère : La photo montre une montagne en sable placée en direction des esprits. Des  cérémonies sont organisées dans le but, pour une personne, de chasser le mauvais sort ou pour faire croître le bon sort en elle. C’est une croyance populaire qui a été léguée par nos ancêtres. Le sable est pris d’un étang. Avant de le ramasser, il faut qu’une cérémonie soit organisée pour demander la permission aux esprits protecteurs.

 

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