Gens de métiers

Artisan du vitrail ou verrier : L'artisan du vitrail est appelé à restaurer ou réaliser des vitraux qui sont la plupart du temps des assemblages de verre dans des compartiments de plomb. Dans une majorité des églises, les vitraux situés dans les fenêtres colorent la lumière pénétrant dans le lieu. Les vitraux contribuent à créer une ambiance de recueillement.

L’ancienne église Erskine & American, maintenant intégrée au Musée des beaux-arts de Montréal, comporte une vingtaine de vitraux provenant de la célèbre entreprise américaine Tiffany, qui constituent sa plus grande richesse patrimoniale.

Brodeuse: La brodeuse est une artisane maîtrise l’art de l’aiguille et de nos jours, également celui de la machine à coudre.

Parmi notre patrimoine, les broderies des Ursulines de Québec sont reconnues; elles ornaient les vêtements et les accessoires liturgiques.

Couvreur: Le couvreur s’occupe des couvertures (toits) des bâtiments et maîtrise les techniques traditionnelles.


Toiture à la Canadienne

© Les toitures Tol-Bec.inc

 

Au Québec, le recouvrement de tôle « à la canadienne » est une technique de pose développée au 18e siècle. Ce recouvrement de toit était beaucoup plus adapté aux conditions climatiques de la colonie, comparativement aux matériaux traditionnels européens comme l’ardoise qui ne résistait pas au gel ou le bardeau de bois qui était très inflammable en milieu urbain.

Doreur: Le doreur donne au bois ou à d’autres matériaux l’apparence de l’or à l’aide de différentes techniques, dont celle du collage de feuilles d’or. C’est souvent dans les églises que l’on retrouve des sculptures et du mobilier ornés de ces feuilles d’or.


© CCQ


 

 

Pose de la feuille d'or sur la sculpture de sainte Luce, de Louis Jobin. Statue installée au fronton de l'église de Sainte-Luce-sur-Mer.

Ébéniste: L’ébéniste fabrique du mobilier sophistiqué comme des meubles, des moulures, des escaliers. Il utilise des placages et différentes essences de bois. Son travail est plus fin que celui du menuisier.



© Michel Gilbert, ébéniste-restaurateur


 

 

Bibliothèque en noyer massif et placages, dessinée par Eugène-Étienne Taché, architecte de l'Assemblée nationale.

Le devis était de nettoyer les saletés accumulées tout en conservant le vernis
d'origine.  

Facteur d’instrument de musique : Cet artisan peut fabriquer des instruments de type ancien et a aussi les connaissances pour les restaurer. Il est spécialisé dans la confection et la réparation d’une famille d’instruments particulière. Il est donc en mesure de restaurer et d’entretenir tous les instruments anciens que l’on retrouve au Québec comme les orgues dans les églises, les clavecins, les instruments à cordes, les bois, etc.

Forgeron: Cet artisan façonne le fer à l’aide d’un marteau, en ayant préalablement chauffé au rouge sa pièce. C’est lui qui fabrique les clôtures de fer forgé lorsqu’elles sont faites de manière artisanale et non industrielle.

Maçon: Le maçon érige des structures et pose des parements de pierres, de briques et de blocs de béton. Certains maçons se spécialisent dans la restauration du bâti ancien.

Menuisier, charpentier : Les menuisiers et charpentiers sont des travailleurs du bois qui se spécialisent dans les structures et leurs assemblages. Le menuisier peut aussi fabriquer des meubles utilitaires. Leurs connaissances sont essentielles lorsque vient le temps de restaurer un bâtiment ancien possédant une structure en bois.

Plâtrier: Le plâtrier applique le plâtre nécessaire dans certains bâtiments selon les techniques anciennes. La plupart du temps dans les maisons anciennes, les murs étaient enduits de plâtre posé sur lattis.

Tisserand: Le tisserand confectionne des tissus à la main ou de façon mécanique. Parmi notre patrimoine, les ceintures fléchées sont des tissages significatifs et uniques au Québec.


Yvette Michelin, projet Génération-transmission

© Centre de valorisation du patrimoine vivant



Le fléché traditionnel

Il est reconnu que le fléché est authentique du Québec. La technique est celle d’un tissage aux doigts, une méthode de tissage à plat. Mis à part les fibres telles la laine, le polyester, le lin ou le coton, nécessaires au tissage, la technique ne requiert aucun équipement.  Lors de la finition d’un fléché, on fera par exemple des franges pour terminer la pièce s’il s’agit d’une ceinture. Les possibilités de créations contemporaines sont aussi innombrables.